It's raining tonay :)

Je suis nu. J'ai laissé mes vêtements sur mon chemin. Je n'en ai pas besoin. Je n'ai rien à cacher à la pluie. La pluie battante qui fait plier les branches des arbres, ramenant à terre leurs feuilles mouillées. J'avance encore, puis je m'arrête. Je m'allonge sur le sol détrempé, le coeur offert au ciel. Moi aussi, je veux faire partie de la nature... Quelques brindilles, quelques cailloux, s'enfoncent dans mon dos, mais je ne les sens pas. Je les invite à rejoindre mon corps afin que nous ne fassions plus qu'un. Je ferme les yeux, avant que l'eau ne s'engouffre jusqu'à mon coeur. Il n'est pas encore temps. Je sens ma respiration s'accélérer. L'eau impudique examine chaque parcelle de mon corps. Elle s'engouffre dans ma bouche à demi close, et la remplit peu à peu. Je sens toute mon enveloppe charnelle s'enfoncer dans la terre devenue boueuse. J'attends. La pluie se fait plus pressante. Elle a hâte que je rejoigne Gaïa. Moi aussi. Elle martèle mon corps de ses fines aiguilles, faisant rougir ma peau. Il fait froid, je crois. Mais la terre me prête de sa chaleur. Mon souffle est devenu régulier. Mon rythme s'est adapté à celui des arbres qui m'entourent. Et cette pluie, qui concentre sur moi toute son attention... Elle est désormais extrêmement violente. Dense et puissante, elle mélange mes cheveux à la terre, projette sur mes côtes des gerbes de boue. Je me sens bien, à présent. Il ne me reste plus qu'un petit effort à fournir. Je garde mes yeux fermés. Je clos ma bouche à son tour, pleine d'eau. C'est alors que je sens ma lucidité s'évanouir peu à peu. Elle s'évapore, avec ces gouttes trop nombreuses. Un chant dénué de paroles s'élève de ma poitrine que je ne contrôle plus. J'entends les arbres lui répondre. Mais je ne me sens concerné. Je m'endors enfin, laissant ma dépouille à la merci des éléments. Et je suis heureux...

# Posté le samedi 21 juillet 2007 03:48

L'enfance est dramatique...

L'enfance est dramatique...
Voici un texte que j'ai écrit pour répondre aux attentes de ce blog. N'hésitez pas à laisser votre avis :)


Je vole.
Plus rien ne peut m'arrêter. Du haut de mon mètre douze, je parcours à toute vitesse cette cour de récréation que je connais presque par c½ur.
Plus rien ne peut m'arrêter. J'ai décidé, envers et contre tout, de connaître, avant que la cloche ne retentisse, tous les recoins qui me sont encore inconnus.
Je suis hilare. J'exulte. La brise que je sens dans mes cheveux témoigne de mon omnipotence en ce monde. Plus rien ne peut m'arrêter, car j'en ai décidé ainsi, et qu'à mon âge, c'est moi qui décide. C'est normal.
Un objet m'intrigue, tout là-bas, je ne sais pas ce que c'est. Je dois en avoir le c½ur net. Alors je m'élance, bolide entêté. J'esquive un banc qui s'est mis en travers de ma destinée, j'évite de peu un ballon posé simplement pour m'empêcher de mener à bien ce pour quoi j'existe. Plus rien ne peut m'arrêter.
Il ne me reste plus que quelques mètres avant que je n'atteigne mon but. Un dernier obstacle me nargue. Cartable grisâtre délaissé là, ayant pour seule fin de m'arrêter définitivement. Je m'apprête à m'élever dans les airs au-dessus de cette masse hostile. Je pose un pied. Puis l'autre, qui vient écraser au sol le lacet défait de mon soulier. Je m'élance enfin, et durant une seconde, j'ai cru à la réussite.
Et puis je me retrouve au sol, aplati. Mes genoux et mes paumes sont incrustés de graviers tortionnaires. Petits diamants innombrables me faisant souffrir plus que je n'ai jamais souffert. Ces traîtres de cailloux se transforment en larmes, et viennent s'écraser à quelques centimètres de mon visage égratigné, rougi par le sang qui perle de mes lèvres. De rage, je crache la terre que j'ai avalée. Autour de moi, s'amassent les mines hostiles de mes soi-disant camarades rigolards. Je me sens humilié. J'y croyais, pourtant, à cet épique objectif. Mais quelque chose m'a arrêté, quelque chose a déçu mes attentes, mes attentes de petit garçon. Je n'ai jamais autant souffert. Je crois. La cloche retentit. C'est fini...

# Posté le mercredi 18 juillet 2007 09:46

En suspens éternel...

Après ce petit éloge de la paresse, j'aimerais prendre mon temps pour écrire un article, pour une fois... C'est pourquoi je lance celui-ci, dans lequel j'écrirais chaque jour quelques mots, quelques phrases, suivant l'inspiration du moment... Je ne promets rien. Ni que je pourrais m'y tenir, ni que je m'arrêterai un jour... Bon voyage, au fil des mots...]
Pourquoi les gens fuient-ils le bonheur ? Ce monsieur là-bas, qui refuse un sourire en détournant le regard, et ce petit garcon qui colle une sucette dans les cheveux de son ami qui vient de la lui donner ? C'est vrai ça, qu'est-ce qu'ils ont tous à esquiver les moments qui font plaisir, en s'enfermant dans une vie de routine, toujours semblable à elle-même ? Il y a des jours ou j'ai envie de dire merde à ceux qui pleurent, simplement parce qu'ils pleurent, alors que la vie est trop courte, alors qu'il y a tant de choses plus amusantes à faire. Il y a ces jours, ou vous voudriez que tout le monde puisse sourire. Que tout le monde puisse sourire...peut-être parce que vous, vous n'y arrivez pas. Alors que vous, vous avez compris comment ça fonctionne, et que vous ne voulez pas rester la tête sous l'eau... Il y a des jours comme ça, où il faut qu'on vous relaye, il y a des jours où ce n'est plus possible... Finalement, elle est très aléatoire notre existence, elle dépend de pas grand chose... Parfois, il pleut, et on va mal... A d'autres instants, on nous aime, et on rayonne... On est pas grand chose en fait, simples boules de pâte à modeler, façonnées par la vie, déformés par des pleurs et des rires... Par exemple, quand tu vas parcourir ce texte, petit lecteur, tu vas te dire "Ben oui, c'est vrai ça...", et ça va te torturer toute la soirée, et peut-être même modifié ton comportement... Alors que ce ne sont que des mots, des lettres mises les unes à côté es autres... Des petits symboles qui peuvent avoir un pouvoir immense : celui de tout changer ! Mais après tout, qu'est-ce que ça change ? C'est vrai ça, que vous soyez en colère, révolté(e) contre un président ou son premier ministre, ou que vous souriiez à la vie parce qu'on vous aime juste comme il faut... ça n'empêche pas que des gens naissent, et que d'autres meurent, ça n'empêche pas la Terre de tourner ni le Soleil de briller ! Les mots changent la vie, parfois, mais jaimais ils ne nourissent, et jamais ils ne donnent la vie. Qu'est-ce qui change réellement quelque chose finalement ? Ce sont les actes, les gestes, et pas les paroles ! Tout le monde se réjouit de voir, de temps en temps, un débat entre deux personnes toutes les deux aussi peu concernées par ce dont elles parlent, mais ont-ils ensuitent l'occasion de se réjouir, ces gens, des actes qui suivent ces mots ? Jamais. Finalement, vous avez raison, réjouissez-vous, réjouissez-vous même des lettres, elles resteront seules, et ne seront suivies par rien... Réjouissez-vous, on en parle ! [...]
Après ce petit éloge de la paresse, j'aimerais prendre mon temps pour écrire un article, pour une fois... C'est pourquoi je lance celui-ci, dans lequel j'écrirais chaque jour quelques mots, quelques phrases, suivant l'inspiration du moment... Je ne promets rien. Ni que je pourrais m'y tenir, ni que je m'arrêterai un jour... Bon voyage, au fil des mots...]
Text : By me
Pix : Elle arrivera un jour ou l'autre...

# Posté le lundi 11 juin 2007 04:58

Modifié le vendredi 15 juin 2007 11:36

Not enough [time]

Not enough
Il y a des jours qu'on aimerait ne jamais voir finir, des heures qu'on voudrait interminables...
I
l y a de ces instants qu'on aimerait figer, de ces joies qu'on voudrait immortaliser...

Le temps manque, mes amis, le temps fuit...

T
ant de choses à faire, tant de choses à dire...
O
n voudrait souvent que les mois contiennent cinquante jours...
On
aimerait tout le temps laisser plus de temps à l'amour...

On s
ouhaiterait aussi se moquer des délais...
D
ire merde à tous ceux qui nous pressent...
E
t nous compressent sous des heures, des minutes, des secondes...

J'ai envie de me donner bonne conscience, et pas le temps de m'en donner les moyens...
J'
ai envie d'écouter le silence, mais le bruit du temps revient...

Je
m'excuse pour tous les instants que je ne vivrai jamais...
Je
m'excuse pour ce qui n'existera pas...

Il
y a des gens qui arrivent à tuer le temps...
A mo
n avis il est déjà mort...
Ratt
rapé depuis longtemps, par tous ceux qui lui courent aps...

P
ourquoi se dépêcher, si c'est pour vivre des instants bâclés...
Pourquoi n'aurait-on pas le droit, de temps en temps, de profiter...

Le
temps est mort, mes amis, le temps est décédé...
A mon sens, il serait avisé de cesser de vouloir l'attrapper...
A mo
ins de vouloir le suivre, et de se faire entraîner...
P
our au final s'arrêter... Terminus...

Si vous voulez un conseil...
Je
tez votre montre, gardez vos idées...

L
e monde a le temps, il n'est pas pressé...
Il y
a mille ans qu'il tourne...
I
l vous attendra, soyez sans crainte...

A mesure que le temps passe, je mesure le temps qui passe...

Pix : By Me
Text : By Me

# Posté le mercredi 06 juin 2007 11:52

Modifié le jeudi 14 juin 2007 10:29

Evil

Evil

Le Mal Il plâne au-dessus de vos têtes Le Mal
Le Mal Il vous est encore inconnu Le Mal
Le Mal Il vous pervertira jusqu'à la moelle Le Mal
Le Mal Il vous bouffera jusqu'au dernier Le Mal
Le Mal Il occupera vos demeures Le Mal
Le Mal Il les remplira l'une après l'autre Le Mal
Le Mal Il arrive peu à peu Le Mal
Le Mal Il est tous les jours plus fort Le Mal
Le Mal Il va bientôt montrer son visage Le Mal
Le Mal Il dirigera alors jusqu'à vos âmes Le Mal
Le Mal Il sera invincible Le Mal
Le Mal Il est déjà en certains Le Mal
Le Mal Il les a bernés comme des enfants Le Mal
Le Mal Il est incarné dans vos coeur Le Mal
Le Mal Il a tué l'espoir Le Mal
Le Mal Il exacerbe la violence Le Mal
Le Mal Il rompt les liens fraternels Le Mal
Le Mal Il anéanti des liens sacrés Le Mal
Le Mal Il ne vous épargnera pas Le Mal
Le Mal Il a commencé son oeuvre Le Mal
Le Mal Il ne s'arrêtera plus Le Mal
Le Mal Le Mal... Le Mal

Pix : By Me
Text : By Me (petit délire maléfique ^^)

# Posté le dimanche 20 mai 2007 14:59

Modifié le lundi 11 juin 2007 10:30